CAN 2025 : Madjer affirme que le football est « plus facile qu’aux années 1980 » !

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Rabah Madjer se confie sur sa vie au Qatar, ses souvenirs de l’Équipe Nationale et son regard sur le football d’aujourd’hui. Entre nostalgie, conseils et anecdotes, l’icône algérienne revient sur un parcours exceptionnel.

Rabah Madjer : entre souvenirs, conseils et regard sur le football d’aujourd’hui

Désormais consultant, Rabah Madjer reste très attentif à l’actualité de l’Équipe Nationale, tout en gardant un œil bienveillant sur son passé. Dans un entretien accordé à Ouest France, l’enfant d’Hussein Dey, aujourd’hui âgé de 66 ans, revient sur de nombreux sujets, entre vie personnelle, football et souvenirs mémorables.

Installé au Qatar, il ne perd jamais le contact avec sa patrie :

« Je vais souvent en Algérie. J’aime l’Algérie, le climat, j’ai grandi là-bas. Quand je suis un peu… fatigué, je prends l’avion et on va chez nous, voir la famille, au restaurant, manger des légumes, du poisson. On ne laisse pas passer une occasion d’aller à Alger, c’est extraordinaire. Les Algériens sont gentils, à l’aéroport ou au restaurant, ils me demandent des photos. Moi, je retourne dans le quartier où j’ai grandi, voir mes amis de toujours, aussi. »

Avec humilité, il parle de l’Équipe Nationale actuelle :

« L’équipe est derrière moi. Les responsables n’ont pas besoin de mes conseils… Il y a des gens qui savent ce qu’ils font. »
Il reconnaît néanmoins le potentiel de ses compatriotes : « Il est possible qu’elle gagne la CAN. »

Madjer revient également sur l’expérience unique de jouer à domicile, comme en 1990 :

« Quand vous jouez à domicile, tout le monde attend beaucoup de vous. En 1990, nous avons connu ça avec l’Algérie. Dieu merci, nous avons gagné avec l’art et la manière. J’étais capitaine et je me sentais le premier responsable de l’équipe, bien avant le staff technique ! C’est très spécial chez nous, au Maghreb et en Afrique. Les supporters demandent beaucoup. Parfois, ça ne marche pas. Mais quand ça marche, c’est tout un pays qui est heureux. »

L’ancien attaquant ne ferme pas totalement la porte à l’entraînement :

« Après l’Équipe Nationale en 2019, j’ai eu des contacts pour travailler. Mais je ne voulais pas. Maintenant que je suis au Qatar, s’il y a un projet sérieux, avec de la stabilité et de bons moyens, je ne dirai pas non. »

Enfin, il livre son regard sur le football moderne :

« Aujourd’hui, le football est plus facile. Dans les années 1980, on n’avait pas le temps de contrôler le ballon, le marquage était intense, et l’arbitre ne nous protégeait pas spécialement. Aujourd’hui, les joueurs ont plus de temps. J’aurais aimé jouer à cette époque (rires). La vie change, le football change… Peut-être que dans 20 ans, tout changera encore, j’espère que ce sera en bien. »

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